Chronologie de l'histoire

Politique étrangère 1553 à 1558

Politique étrangère 1553 à 1558

La politique étrangère de Mary I, Mary Tudor, a suivi un schéma attendu. Avant même d'être couronnée reine, Marie était connue pour soutenir le Saint Empereur romain et la famille Habsbourg. Mary était une fervente catholique, ce qui la poussa encore plus loin dans le camp de l'empereur, car il avait exprimé sa colère face à la façon dont l'Église d'Angleterre devenait protestante sous Édouard VI. Le seul pays avec lequel Marie semblait n'avoir aucun lien était la France. En dépit d'être une nation catholique, la France avait la réputation d'être un ennemi traditionnel de l'Angleterre et Marie a peu fait pour renverser cette croyance.

Le mariage projeté de Marie avec Philippe d'Espagne, le fils du Saint Empereur Romain Charles V, entretenait encore plus la relation que l'Angleterre croyait avoir avec le Saint Empereur Romain. Cependant, certains en Angleterre ont mis en garde contre une alliance trop forte avec l'empereur, car ils craignaient que cela ne conduise qu'à une guerre avec la France. Cependant, les personnes impliquées dans le commerce étaient moins préoccupées par le fait que l'héritage de Philippe d'Espagne était les Pays-Bas et qu'un mariage leur offrirait beaucoup plus d'opportunités commerciales et encore plus de richesse.

Le mariage de Marie avec Philippe avait des garanties pour empêcher l'Angleterre de s'impliquer dans les guerres d'Espagne. Cependant, un facteur de complication était que l'alliance du mariage déclarait que Philippe devait aider Marie à gouverner son royaume. Cela a donné à Philip une échappatoire pour entraîner l'Angleterre dans des conflits qui concernaient uniquement l'Espagne.

1555 s'est avérée être une année décisive dans le règne de Marie. Cette année, beaucoup pensaient que Mary ne fournirait pas d'enfant à la succession. En octobre 1555, Charles V abdique et cède ses terres à Ferdinand (Allemagne) et Philippe (Espagne, Pays-Bas, Naples et le Nouveau Monde). Le conseiller le plus fiable de Mary, Stephen Gardner, est décédé en novembre 1555.

En mars 1556, Philippe persuade Marie de soutenir l'Espagne dans une guerre contre la France. Le Conseil privé savait que l'Angleterre ne pouvait pas se permettre une guerre étrangère mais accepta à contrecœur de déclarer la guerre à la France.

Si la guerre s'est bien déroulée pour le comte de Pembroke, qui dirigeait l'armée anglaise, il n'en va pas de même pour la garnison de Calais. Alors que Pembroke était impliqué dans une bataille décisive contre les Français à Saint-Quentin en 1557, une force française a vaincu la garnison anglaise à Calais, qui est tombée le 13 janviere 1558.

La perte de Calais a été un coup humiliant pour le gouvernement anglais. Il a réussi à trouver l'argent pour financer une armée de 7 000 soldats et 140 navires. Cependant, plutôt que d'attaquer Calais, la force a tenté de prendre Brest. Ils ont trouvé que Brest était trop fortement défendu et ont capturé un port beaucoup plus petit, Le Conquet, à la place.

Beaucoup s'attendaient à une bataille décisive entre Henri II et Philippe II. Au lieu de cela, les deux hommes ont préféré négocier un règlement. La mort de Marie en novembre 1558 a sorti l'Angleterre de l'équation. Le traité de Cateau-Cambresis d'avril 1559 entre l'Espagne et la France devait être le début d'une paix durable entre les deux.

La politique étrangère de Mary n'apportait que peu de crédit à l'Angleterre. Elle comptait trop sur ses conseillers espagnols, qui travaillaient pour améliorer la position de l'Espagne par rapport à l'Angleterre. Il y a peu de doute parmi les historiens que Philippe a utilisé son mariage pour faire avancer la cause de l'Espagne sans se soucier de l'impact de sa politique sur l'Angleterre. Il n'était guère surprenant qu'après la mort de Marie, Philippe n'ait plus considéré l'Angleterre comme un allié.

Articles Similaires

  • Police étrangère

    La politique étrangère de Philippe II devait toucher une grande partie de l'Europe. À bien des égards, Philippe II avait trop de responsabilités et pas assez d'influence financière pour…

  • Le match espagnol

    Le match espagnol est le terme utilisé pour décrire les circonstances derrière le mariage entre Marie Ier et Philippe d'Espagne, le futur roi de…

  • Mary I

    Mary I est également appelée Mary Tudor ou "Bloody Mary". Le père de Marie était Henry VIII et sa mère était Catherine d'Aragon, celle d'Henry…